Monastères et églises

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Les monastères représentent un important patrimoine historique et culturel de la Serbie. Construits entre le XIIe et le XVIIe siècles, ils ont non seulement façonné le paysage de la Serbie orthodoxe, mais ils ont marqué l’architecture et la peinture médiévale. De Fruska Gora, dans le nord, jusqu’au Kosovo dans le sud, ces monuments sacrés ont été depuis toujours les gardiens de la culture serbe. En raison de leur importance culturelle et historique, cinq monastères ont été classés au patrimoine mondial de l’UNESCO : Studenica, Stari Ras, Sopocani, Djurdjevi stupovi et Decani.
À la fin du XIIe siècle, Etienne Nemanja (Stefan) réussit à former un État centralisé autour de la Raska et construisit de nombreux monastères, le plus important d’entre eux étant Studenica. Chacun de ses successeurs à la tête de l’Etat serbe construisit au moins un monastère: les plus célèbres sont Zica, Decani Gracanica, Sopocani ou Krusedol.
Aujourd’hui, ces monastères attirent les touristes qui viennent admirer leur extraordinaire architecture, les fresques, les icônes et les manuscrits. Au cours du treizième et du quatorzième siècle, la construction de ces monastères a été influencée par deux écoles d’architecture. Dans le sud de la Serbie, l’école de Raska (Studenica, Decani, Mileševa, Sopocani, Arilje), dans la Serbie centrale, l’école de la Morava (Ravnica, Lazarica, Ljubostinja, Kalenic).
 

Il faut souligner que ces monastères sont importants notamment en raison de leurs fresques et de leur décoration. Les peintures religieuses orthodoxes représentent en effet un héritage très riche pour l’Europe entière. 

 

HILANDAR

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Chilandar est un monastère orthodoxe du Mont Athos en Grèce. Il a été fondé en 1198 par Saint Sava et son père, Stefan Nemanja (moine Siméon). On l’appelle également le « monastère serbe ». Chilandar représente le plus grand héritage spirituel des Serbes.
Dans les années 1970, le gouvernement grec offrit une installation électrique aux monastères du Mont Athos. Le Conseil refusa, et chaque monastère se mit à produire sa propre énergie, principalement à partir de sources d’énergie renouvelables. Durant les années 1980, l’électrification du monastère a tout de même eu lieu à Chilandar, car elle était surtout nécessaire pour l’éclairage et le chauffage. En 2004, un accident s’est produit lorsque l’un des appareils de chauffage n’a pas été éteint et le vieux bois sec utilisé pour construire cette partie du monastère s’est enflammé. Le feu a endommagé Chilandar. Environ 40 à 50% du monastère a été détruit par les flammes. Il est actuellement en cours de restauration.
 

L’exemple de Chilandar a été suivi par d’autres grands seigneurs tels que les Brankovic, les Lazarevic. Le monastère a également prospéré grâce à l’aide des tsars de Russie, notamment Pierre le Grand, Ivan, ainsi que certains dirigeants de Valachie. À une date ultérieure les fonds furent fournis par les dirigeants serbes de la dynastie des Obrenovic et des Karadjordjevic. A Chilandar, qui représente le centre spirituel et culturel du peuple serbe, de nombreux trésors ont été rassemblés au cours des huit siècles de son existence. Devant l’autel, dans le trésor, il y a deux croix portant des fragments de la Vraie Croix, et il y a aussi des éclats de la Couronne d’épines, le roseau de la Passion du Seigneur. Il y a également le rideau Royal brodé en or sur soie par la nonne Euphemia en 1399, ainsi que la coupe du tsar Dusan. Le monastère abrite la plus ancienne et la plus grande bibliothèque serbe avec de nombreux codex, manuscrits enluminés, incunables, chartes. Chilandar possède le plus grand nombre d’icônes thaumaturges, du mont Athos, mais aussi de tout le monde chrétien. Le seul monastère serbe sur le Mont Athos compte aujourd’hui une trentaine de moines, qui suivent les règles écrites par saint Sava. 

PATRIARCAT DE PEC

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Le monastère du Patriarcat de Pec est situé à l’entrée même de la gorge de Rugova, près de Pec (au Kosovo). Le complexe ecclésiastique de Pec est un siège spirituel pour les Serbes. Il abrite le mausolée des archevêques et des Patriarches serbes. Le temple des Saints-Apôtres a été construit par l’archevêque Arsen dans la troisième décennie du 13ème siècle. Il a également été le peintre de l’église en 1260. L’archevêque Danilo II construisit les églises dédiées à la Vierge et saint Odigitrija. À l’époque du patriarche Macaire, les arcades de l’église ont été murées. On observe ainsi différents styles de peinture murale médiévale sur les murs des églises de Pec. L’Église des Saints-Apôtres a été décorée vers 1300, puis autour de 1350 et 1375, et par deux fois au 17e siècle. L’église de Saint-Demetrius a été décorée de peintures pour la première fois sous le Patriarche Joakinije, vers 1345, puis de nouveau par George Mitrofanovic autour de 1619-1620. L’église de la Sainte Vierge Odigitrija a été peinte avant 1337, tandis que son Parvis a été peint entre le 14e et 16e siècles. L’église de Saint-Nicolas a été peinte par le célèbre peintre Radul en 1673/1674.

DECANI

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Situé au Kosovo, à 16 km de Peć, vous découvrirez le très beau monastère de Dečani, fondé par le roi Stefan Uroš Dečanski (1321-1331), père de l’Empereur Dušan. Elle abrite la plus grande église médiévale dans les Balkans et contient les plus belles fresques byzantines.
Le monastère a été établi dans une châtaigneraie par le roi Stefan de Decani en 1327. Sa charte de fondation d’origine est datée de 1330. L’année suivante, le roi mourut et fut enterré au monastère, qui est devenu de la sorte son sanctuaire populaire. Les activités de construction ont été poursuivies par son fils Stefan Dusan jusqu’en 1335, mais la peinture murale n’a pas été achevée avant 1350. L’église, dédiée au «Christ Pantocrator », est ornée de plus de 1 000 compositions picturales, datant de 1335 à 1350, œuvres entre autres de Serge « Grešni » (le pécheur) de Kotor. Vous y verrez les scènes de l’Ancien Testament, puis, dans le narthex, la légende de Saint Georges, ainsi qu’un arbre généalogique monumental de la dynastie des Nemanjić, accompagné de saisissants portraits du roi Stefan Dečanski, de l’Empereur Dušan et de leur famille. Dans le naos, on peut contempler plus de 250 figures de saints ornant les piliers, les fenêtres, les arcs et les voûtes.
 

GRACANICA

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Un des plus beaux monastères serbes, situé au Kosovo à 11 km au sud de Priština, sa capitale. Il a été fondé par le roi Nemanja en 1321 ; il est consacré à la Dormition de la Sainte Vierge. Sur le mur sud de la chapelle est indiquée la charte du roi, avec les mots suivants: «J’ai vu les ruines et la désintégration du temple de la Sainte Vierge de Gracanica, alors je l’ai construite à partir du sol et peint et décoré à la fois dedans et dehors ». Les peintures de Gracanica comprennent le cycle de la passion et les miracles du Christ. A l’intérieur du Narthex, il y a des portraits des fondateurs: le roi Milutin et la reine Symonida, la reine Hélène d’Anjou (mère du roi) et le roi Milutin. On accorde une importance particulière à la généalogie de la dynastie Nemanide, la première jamais peinte, qui commence avec Stefan Nemanja et s’achève avec Milutin. Toujours dans le narthex, il existe une illustration du Jugement Dernier. Le narthex et la tour ont été ajoutés quelques décennies plus tard, afin de protéger les fresques de la façade ouest. Le narthex a été lourdement endommagé par les Turcs plusieurs fois entre 1379-1383, quand la tour a été brûlée une riche collection de manuscrits et d’autres objets précieux ont disparu. Le narthex a été reconstruit en 1383.  

Dans l’église, il vous faudra surtout voir les fresques, telles que les œuvres de Mihailo et Evtihije de Salonique, datant de 1321 : sous la coupole, un « Christ Pantocrator en majesté », dans le réduit de gauche, un très beau Saint Jean Baptiste, et, dans la partie centrale du naos, des scènes illustrant la vie terrestre du Christ. 

Le monastère de Gračanica a servi de modèle à l’église Sveti Marko à Belgrade, près du Parlement. 

LJUBOSTINJA

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Ljubostinja est un monastère orthodoxe serbe près de Trstenik. Il a été fondé par le prince Lazar Hrebeljanović en 1388, juste avant la bataille de Kosovo.
Architecturalement, l’église, dédiée à la Dormition de la Sainte Vierge, appartient à l’École de la Morava. Son plan a la forme d’un trèfle avec une coupole et quatre piliers.
L’église a été peinte juste avant la bataille du Kosovo. Les fresques originales ont survécu seulement en partie. Les représentations des prophètes de l’Ancien Testament sont particulièrement intéressantes. Invité par la Princesse Milica, le peintre Macaire vint à Ljubostinja en 1403, et effectua toutes les fresques de l’église. Il repeint les fresques de la coupole ; il a d’ailleurs écrit son nom sur la voûte au-dessus de la porte entre le narthex et la nef. La famille du prince Lazar est représentée sur le mur ouest du Narthex. Les légendes disent que le monastère a été construit sur le site où la princesse Milica et le Prince Lazar se sont réunis pour la première fois. La construction de cette fondation de la princesse Milica et du prince Lazar a commencé en 1388-89. Après la bataille de Kosovo, où Lazar fut tué, Milica devint religieuse, comme beaucoup d’autres veuves de soldats serbes.

MANASIJA

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Ce monastère est également connu sous le nom de Resava (cyrillique serbe: Resava). C’est un monastère orthodoxe serbe qui se trouve à proximité de Despotovac, et qui fut fondé par le despote entre 1407 et 1418. Il est l’un des plus importants monuments de la culture serbe médiévale et il appartient à l’école de la Morava. Immédiatement après sa fondation, le monastère est devenu le centre culturel du despote serbe. Son école de la Resava était bien connue pour ses manuscrits et des traductions aux 15ème et 16ème siècles, même après la chute du despotat aux mains des Turcs ottomans. Le monastère se compose de:
• L’Église
• Le réfectoire, situé au sud de l’église
• la forteresse avec 11 tours, dont la plus importante est le donjon, appelé aussi Tour du despote (au nord de l’église).
Au cours des cinq siècles de domination ottomane, le monastère fut abandonné et détruit à plusieurs reprises. Le toit de plomb a été retiré de l’église, et ainsi depuis plus d’un siècle, les fresques à l’intérieur ont été soumises à des dommages par la pluie. En conséquence, environ deux tiers d’entre eux ont été irrémédiablement perdus. Au 18ème siècle, la partie occidentale de l’église – le Narthex – a été fortement endommagé par une explosion et a été reconstruite plus tard. Le sol en mosaïque de cette partie de l’église a été préservé. Une tradition postérieure issue des Chroniques de Manassé rapporte la légende du roi d’Assyrie en captivité à Babylone. La sévérité de la peine d’emprisonnement de Manassije a amené sa repentance. Selon le récit biblique, Dieu a entendu son cri, et il a été restauré dans son royaume (2 Chr. 33:11-13). Il a abandonné ses voies idolâtres, et a enjoint le peuple à adorer Yavé. Le despote Stefan Lazarevic porte ainsi le nom de « ManassIje second ». Une équipe d’archéologues dirigée par Marin Brmbolic a découvert les restes du despote Stefan Lazarevic dans la partie sud-ouest du monastère. En comparant l’ADN aux restes de son père, le prince Lazar, on a confirmé qu’il s’agissait bien de ceux de deux personnes liées par la parenté.
 

MILESEVA

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Situé près de Prijepolje, en Serbie Occidentale, le monastère de Mileševa est mondialement connu pour la fameuse fresque murale de « l’Ange Blanc », sur la tombe du Christ, dans sa tunique immaculée et d’une expression de sérénité parfaite. Voir aussi la superbe « Dormition de la Vierge », toute vêtue de noir, visible au 2ème étage au fond à droite. 

Les remarquables peintures murales datant de 1235-1240 sont restées en parfait état de conservation. Il s’agit d’un style naturaliste, utilisant des couleurs blanche et bleue éclatantes. 

Le monastère fut fondé vers 1235 par le roi Vadislav pour abriter la dépouille de Saint Sava, membre de la famille royale des Nemanjić, et fondateur de l’Eglise orthodoxe serbe. Cette dépouille a été emportée par les Turcs et brûlée, mais le fondateur de la dynastie et toute sa famille figurent sur les fresques murales. 

Au 15e siècle, le monastère est le siège de l’évêché de Dabar et de Bosnie. En 1459, les Turcs mirent le feu au monastère mais il fut bien vite restauré. Dans la première moitié du 16eme siècle, on y établit une bibliothéque. L’une des plus anciennes écoles y fut également crée. A la suite de plusieurs attaques et destructions turques, une nouvelle restauration eut lieu qui changea considérablement l’apparence de l’église. L’église de la sainte Ascension avait en effet été érigée en 1234/5 dans le style de l’école de la Raška. L’intérieur de l’église mérite vraiment la visite. Les fresques du roi Vladislav et de Saint Sava ont été peintes de leur vivant. On les considère comme les meilleurs oeuvres artistiques du 13e siècle.  

RAVANICA

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Construit entre 1370 et 1380, Ravanica est une fondation du Prince Lazar. Ce dernier a été enterré dans ce lieu après sa mort lors de la bataille du Kosovo. Ravanica a été un centre des activités culturelles et le lieu des assemblées serbes. Le monastère a été assailli par les Turcs à plusieurs reprises : en 1386, 1398 et en 1436. Après la guerre et le second siège de Vienne, un certain nombre de moines furent tués tandis que ceux qui survécurent prirent en 1690 les reliques du saint Prince Lazar face à la menace turque. Toutefois, en 1717 le seul survivant parmi les moines, Etienne, revint à Ravanica et trouva le monastère vide. Grâce à l’aide des habitants, il restaura le monastère et notamment le narthex. Le monastère souffrit de nouveaux assauts pendant la révolution serbe au début du XIXe siècle. Une nouvelle restauration prit place au milieu du XIXe siècle. Pendant la seconde Guerre mondiale les soldats allemands endommagèrent le monastère et l’archimandrite Macarius le 24 février 1943. L’église de Ravanica est le premier monument de l’Ecole de la Morava. L’église a été construite avec des décorations aux formes géométriques et aux motifs floraux, animaliers et anthropomorphiques. 

STUDENICA

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Situé près de la vallée de l’Ibar, entre Kraljevo et Novi Pazar, c’est le monastère le plus prestigieux de Serbie. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 1986. Conçu pour servir de modèle, l’ensemble architectural est composé de trois églises (12 à l’époque pré-ottomane) et d’un bâtiment en arc de cercle autour d’elles.  

L’Eglise de la Sainte-Vierge dont les murs extérieurs étaient jadis en marbre blanc a été construite au XIIème siècle par Etienne Nemanja, fondateur de la dynastie qui régna sur la Serbie pendant 200 ans. Elle abrite la célèbre fresque « Crucifixion du Christ », sur fond bleu azur, ainsi que la tombe du fondateur. 

L’Eglise Saint-Nicolas, ou Eglise royale, présente également de magnifiques fresques datant du XIVème siècle, relatant la vie de la Vierge Marie. Extérieurement, l’Eglise concilie harmonieusement deux styles d’architecture, l’art roman et byzantin. Le mélange de ces deux styles particuliers d’architecture est connu sous le nom de l’École Raska. Des murs et des tours ont été construites pour la protection de la communauté monastique.  

Le monastère de Studenica, a été construit sur une très longue période. La première étape prend fin en 1196, quand Etienne Nemanja abandonne son trône et fonde son monastère. Studenica fut toujours très bien gardé par les descendants de la dynastie des Némanides. Le roi Radoslav ajouta une église au splendide narthex en 1235. Le roi Milutin construisit une petite église dédiée aux saints Joachim et Anna. Avec la chute de l’Etat serbe en 1459, les Turcs prirent d’assaut le monastère qui ne fut restauré qu’à partir de 1569, quand les fresques de l’Eglise de la Présentation furent repeintes. Au début du 17e siècle, un tremblement de terre endommagea le monastère. On perdit ainsi une partie de l’héritage artistique et culturel. 

SOPOCANI

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Le monastère de Sopocani est la fondation du roi Uros Ier. Il a été construit dans la seconde moitié du 13ème siècle, près de la rivière Raska dans la région de Ras, au cœur de l’État serbe médiéval. Il devrait s’agir de l’année 1265. L’église est dédiée à la Sainte Trinité. Les pièces principales de l’église datent des années 1263 à 1270. Mgr Sabbas II, qui est devenu le chef de l’Eglise orthodoxe serbe en 1263, est représenté dans le cortège des archevêques de l’autel de l’église Sopocani. Sopocani est considéré par de nombreux experts de l’art chrétien orthodoxe comme les plus belles fresques de l’Eglise orthodoxe serbe. Au 16ème siècle, les moines ont dû quitter le monastère à plusieurs reprises en raison de la menace turque, mais ils y revinrent toujours. A l’une de ces occasions, ils emportèrent avec eux le corps du roi Etienne le Premier-Couronné au monastère de Crna Reka au Kosovo. L’église a perdu son toit, et le narthex extérieur a été en partie démoli. Toutefois, la fin du 16e et le début du 17ème siècle représente une période de grande prospérité pour Sopocani. Tous les dommages ont alors été réparés. Les Turcs brûlèrent néanmoins le monastère en 1689. Après cette tragédie, les moines ne purent revenir et le monastère fut déserté jusqu’au 20ème siècle. Les rares voyageurs qui l’ont visité aux 18e et 19e siècles mentionnèrent qu’il était en ruines. L’église s’est détériorée et ses voûtes ainsi que son dôme sont tombées, et le reste des bâtiments environnants ont été couverts de gravats et de terre. 

ZICA

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Zica est un monastère orthodoxe serbe près de Kraljevo, en Serbie. Le monastère, avec l’Eglise de la Dormition Saint-Siège, a été construit par le premier roi de Serbie, Stefan le Premier-Couronné. Il a été détruit à la fin du 13ème siècle, mais a été reconstruit par le roi Stefan Milutin au début du 14ème siècle. En 1219, Zica est devenu le premier siège de l’archevêché serbe. L’église possède les caractéristiques de l’école de Raska. Le plan a une forme de nef spacieuse avec une grande abside à son extrémité orientale. L’espace central est en forme de dôme. L’église fut construite en pierre et en brique. Il y a trois couches de peinture, chacune étant une entité distincte. Les premières fresques ont été peintes dans les parties du chœur et elles ont été conservées. Vers la fin du 13ème siècle, Zica subit de sérieux dommages.  Certains fragments ont survécu (la composition du roi et de son fils Stefan Radoslav), dans le narthex, la nef et les chapelles latérales. 

OSTROG (Montenegro)

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Le monastère d’Ostrog est un monastère orthodoxe construit à même la roche. Il est dédié à saint Basile d’Ostrog.

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Le monastère a été fondé par Basile, l’évêque métropolitain d’Herzégovine au 17ème siècle. Il y mourut en 1671. Quelques années plus tard, il fut proclamé saint thaumaturge. Son corps se trouve dans un reliquaire conservé dans la grotte-église qui est d’ailleurs dédiée à la Présentation de la Mère de Dieu. L’aspect actuel du monastère date des années 1923-1926, à la suite d’un incendie qui avait détruit la majeure partie du complexe. Heureusement, les deux petites cavernes églises ont été épargnées. Les fresques de l’église de la Présentation ont été faites vers la fin du 17ème siècle. L’autre église, dédiée à la Sainte-Croix, est placée dans une grotte à l’étage supérieur du monastère. Elle a été peinte par le maître Radul. Autour de l’église se trouvent les résidences monastiques. De nombreuses processions ont lieu au monastère car on pense que Saint Basile d’Ostrog fait des miracles. Selon les récits des pèlerins, en priant devant son corps, bien des hommes ont été guéris et ont aidé à atténuer les difficultés dans leur vie.

 

 
MONASTERIES IN FRUSKA GORA

Dans le massif de Fruška Gora, à quelques kilomètres de Novi-Sad, sur la rive droite du Danube, pas moins de 16 monastères ont été construits sur un espace de 40 km de long, entre le XVème et le XVIème siècle, par des moines serbes fuyant l’invasion des troupes de l’Empire Ottoman. Ceci constitue un patrimoine architectural exceptionnel, qui plus est dans un environnement remarquable (petites collines boisées, vallées verdoyantes). 

Tous les monastères de cette région (qui signifie en serbe « la Montagne sainte ») ont été construits entre le XVe et XVIe siècles dans ce massif montagneux où les moines avaient trouvé une protection contre la violence turque. Les plus connus sont Grgeteg, Hopovo, Jazak, Krusedol et Remeta. On notera que le Srem où se trouvent ces monastères a appartenu un temps aux rois de Hongrie. C’est, vers le milieu du quinzième siècle, que le despote Brankovic reçut l’autorisation par le pape Nicolas V de fonder neuf monastères dans la province du Srem ce qui  lança l’essor de ce lieu saint.  

Une tradition d’accueil des étrangers existe au sein des monastères, il est donc possible que l’on vous accueille en leur sein pour partager un repas avec le plus grand respect. 

KOVILJ

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Selon la légende, le monastère de Kovilj a été fondé par le premier archevêque serbe, Saint Sava, au 13ème siècle. Saint Sava, fils du grand joupan de Serbie séjourna d’abord dans un monastère russe et ensuite au monastère grec de Vatopedi. À la fin de 1197, son père, Stefan Nemanja, le rejoignit. En 1198, il restaura le monastère abandonné de Chilandar, qui était à cette époque le centre de la vie monastique chrétienne. Il convient de noter qu’un petit bâtiment, fut donné à Saint-Sava avec la bénédiction du patriarche de Jérusalem lors d’un voyage en terre sainte. Cela peut expliquer pourquoi, à Kovilj, un peintre (qui semble être un étudiant de Leonard de Vinci) peignit sur l’autel central la copie de la Cène du grand Maître.

 

BEOCIN

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L’église du monastère est dédiée à l’Assomption de Christ. L’époque de sa fondation est inconnue. L’église a d’abord été mentionnée dans les archives turques du 1566-67, lorsque l’église était un petit édifice à nef unique. Le monastère a été endommagé et abandonné par la suite. Après les guerres austro-turques, il est restauré, notamment grâce aux moines de Raca. Le clocher a été achevé en 1762. Les quartiers des moines, construit entre 1728 et 1771 sont situés au sud et à l’ouest de l’église. Un vaste programme de reconstruction du monastère a été réalisé en 1893, et quelques modifications mineures ont été apportées en 1921. L’iconostase de l’église du monastère a été faite par Dimitri Bacevic Halkozovic Janko et Théodore kracun, dans les années 1750-1760. Une seule composition de la peinture murale a survécu. Il s’agit d’une peinture de Janko Halkozovic de 1782. La chapelle a été construite et équipée d’une iconostase en 1739. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le monastère a été pillé mais les bâtiments ont été laissés intacts. 

BESENEVO

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L’église du monastère a été consacrée aux Archanges Michel et Gabriel. Besenovo a été dévastée lors de la Seconde Guerre mondiale. Selon la légende, le monastère de Besenovo a été fondé par le roi serbe Dragutin à la fin du 13ème siècle. D’autres sources rapportent que la fondation du monastère date de la moitié du l5ème siècle. La première preuve de l’existence de Besenovo se trouve toutefois dans le premier recensement turc de Srem de 1546. L’église du monastère est décrite en détail, mais la date de l’édifice n’est pas mentionnée. Les premières informations fiables sur la chapelle du clocher dédiée à Saint-Kerikos et à Julita datent de 1783. L’église du monastère avait un plan en croix avec une coupole et un narthex et il n’y avait qu’une seule entrée de l’église, sur le côté ouest. De l’église du monastère qui a été détruite dans le bombardement, en 1944, seules les parties de l’iconostase peinte par Stevan Aleksic, en 1909, ont été conservés. Le monastère n’a pas été rénové. 

 

VELIKA REMETA

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L’église du monastère est dédiée à Saint-Dimitri. Traditionnellement, on la relie au roi Dragutin, mais elle a plus probablement été fondée au 15ème siècle, ou dans les premières décennies du 16ème siècle. L’église du monastère a été construite en tant qu’édifice à nef unique avec un dôme et un exonatrhex, dont le clocher baroque a été ajouté en 1735. Les deux, l’extérieur et l’intérieur, ont été peints en 1567-68. Certains fragments sont conservés dans les niches de la façade et sur l’autel. Les quartiers des moines, situés autour de l’église, ont été restaurés en harmonie avec le clocher baroque. L’iconostase se composait d’un ensemble d’icônes datant des années 1850. Toutefois certaines peintures sont plus anciennes, et datent de 1687. Après les dégâts de la Seconde Guerre mondiale, le monastère a été rénové à deux reprises. 

RAVANICA VRDNIK

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L’église du monastère est dédiée à l’Ascension. La date exacte de sa fondation est inconnue mais on pense qu’il s’agit de la seconde moitié du l6ème siècle. Les premiers documents fiables sur la date du monastère datent de 1566 à 15 9. Vrdnik a été rénové par les moines qui ont fui Ravanica en 1697. Depuis cette époque, le monastère est également appelé « Ravanica », et les reliques du prince Lazar ont été abritées en son sein jusqu’en 1990. L’église actuelle a été construite entre 1801 et 1811. L’iconostase de l’ancienne église a été peinte par Stanoje Popovic un quart de siècle auparavant, en 1743. Qaunt à Dimitrije Avramovic, il peignit la nouvelle iconostase et les peintures murales. Heureusement, la Seconde Guerre mondiale a laissé intact le monastère, mais il a été pillé. Le monastère a été partiellement rénové. 

GRGETEG

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L’église du monastère est dédiée à Saint-Nicolas. Selon la tradition, le monastère a été fondé par Ognjen Vuk en 1471. Le monastère a été rénové en 1708, par le Metropolite Dakovic. La vieille église en pierre a été remplacée alors par une église e style baroque. La nouvelle église a été rénovée entre 1898 et 1901, selon les plans de Herman Bolle. Les quartiers des moines ont également été reconstruits à cette occasion. Malheureusement une œuvre du célèbre peintre Orfelin datant de 1774 a été démolie lors de la reconstruction. La nouvelle iconostase a été peinte par Uros Predic en 1902. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le monastère a été gravement endommagé, et à partir de 1953, il a été progressivement reconstruit. La conservation et la restauration sont en cours depuis 1987. 

DIVSA

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L’église du monastère est dédiée à Saint-Nicolas. Il s’agit d’une fondation du despote Jovan Brankovic du 15ème siècle. Le monastère a été abandonné au 17ème siècle, alors qu’au début du 18e siècle, il est mentionné en tant que possession du monastère de Kuvezdin. L’ancienne église a été reconstruite en 1744, par Petar Jovanovic. Les changements les plus importants dans l’Eglise datent de 1762-64, quand un nouvel exonarthex, surmonté d’un dôme, a été construit par un ermite du nom de Mathieu. Les cellules monastiques ont été complètement reconstruites dans un style baroque. L’iconostase de l’église a été peinte par Teodor Stefanov Gologlavac en 1754. Le monastère a été temporairement déserté pendant la Première Guerre mondiale et jusqu’en 1922. Il a ensuite été reconstruit. Son iconostase a été démontée, enlevée et seulement en partie conservée. Depuis 1980, le monastère est de nouveau habité. 

JAZAK

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L’église du monastère est dédiée à la Sainte Trinité. Le monastère a été fondé en 1736, par un groupe de personnes de Novi Sad, Baja, Osijek, Sid et Šašinci. La construction de l’église de style traditionnel, a duré de 1736 à 1758. Une tour a été ajoutée sur le côté ouest et elle a été achevée en 1803. Les quartiers des moines ont été construits entre 1736 et 1761. Les icônes de l’iconostase baroque ont été peints par Dimitrije Bacevic en 1769. Le monastère a subi une reconstruction générale entre 1926 et 1930. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’église est restée intacte. 

KRUSEDOL

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Le monastère de KRUŠEDOL a été bâti au XVIème siècle par le prince Djurdje Branković, avec l’autorisation du pape Nicolas V. Sa crypte abrite les restes des membres de la famille du prince, ainsi que la dépouille du roi de Serbie Milan Obrenović, mort en 1901. On y retrouve l’architecture classique des monastères de la Morava. 

Le monastère ayant été incendié par les Turcs en 1716, les fresques originelles ont été recouvertes par d’autres du milieu du XVIIIème siècle. A voir notamment dans le nartex, une procession des rois serbes, ainsi que des scènes du Nouveau Testament et dans la nef, des scènes de la vie du Christ et de la Passion, et surtout, une reprsésentation du « Christ Pantocrator ». 

L’intérieur de l’église est recouvert de peintures datant de la période 1750 – 1756, qui ont été faites par Jov Vasilijevic et Stefan Tenecki. Sur la façade occidentale on remarquera la très belle composition « le Jugement dernier » qui date de la fin du 17ème siècle. L’iconostase comporte des icons de style et d’époque de création distinctes.  

KUVEZDIN

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L’église du monastère a été dédiée à Saint-Sava. Le monastère est mentionné en 1566 à 1569. L’église d’origine avec deux coupoles, a été construite par des maîtres d’œuvre de la côte adriatique et a été remplacée en 1816 par un décor entièrement classique. L’iconostase de l’ancienne église du monastère a été faite par Janko Halkozovic en 1772. L’iconostase et les peintures murales dans la nouvelle église ont été réalisées par Paul Simic, en 1853. La chapelle baroque a été dévasté lors de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

mala-remeta-sMALA REMETA

L’église du monastère a été consacrée à la Mère de Dieu. La fondation de Remeta est attribuée au roi serbe Dragutin. A la fin du 17e siècle, le monastère a été restauré par les moines du monastère de Raca. La construction d’une nouvelle église commence en 1739. C’est le fait de Nicolas Theodore Costa Krapic originaire de la ville grecque de Lang. Les icônes de l’iconostase ont été notamment peints par Janko Halkozovic en 1759. Les peintures murales ont été faites par Costa Vandelovic. Les quartiers des moines ont été construits en 1758, sur le côté sud de l’église sous le patronage du premier lieutenant du régiment de Petrovaradin. Les quartiers ont été endommagés pendant la Seconde Guerre mondiale et rénovés par la suite. 

NOVO HOPOVO

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L’église du monastère est dédiée à Saint-Nicolas. Selon la tradition, le monastère a été construit par les despotes de la famille Brankovic. La première mention fiable du monastère date de 1641. L’église actuelle a été construite en 1576 par la contribution de personnalités de Haut-Kovin. L’église de la Nouvelle-Hopovo est au niveau architectural un bâtiment extrêmement important. L’ensemble du monastère a subi quelques changements majeurs au cours du 18ème siècle sous l’influence du baroque, lorsque le clocher a été ajouté à l’église et les quartiers des moines construits autour de lui. Dans la seconde moitié du 18ème siècle, l’iconostase a été remplacée par un autel sculpté par Paul et Anton Rezner. Les icônes ont été peintes par Théodore kracun en 1776. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le monastère a été démoli, démonté et l’iconostase endommagé. Le monastère a été rénové dans son ensemble, à l’exception du clocher. 

PRIVINA GLAVA

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L’église du monastère est dédiée à l’Archange Saint Michel. Selon la légende, un homme du nom de Priva, au 12ème siècle en serait l’auteur. Mais ce sont Jovan Brankovic et son frère, l’évêque Maxime, qui sont les fondateurs du monastère. L’église du monastère est une structure unique avec un dôme construit entre 1741 et 1760, d’après le modèle de la nouvelle église du monastère Hopovo. Les résidences ont été construites au Sud et en partie sur le côté Est de l’église, entre 1753 et 1771. Certaines icônes ont été peintes par Stanoje Popovic vers 1747. Les icônes de l’iconostase ont été peintes par Andrej Sartist en 1786. Les peintures murales de l’église ont été faites par Kuzman Kolaric entre 1786 et 1791. 

 

PETKOVICA

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L’église du monastère a été dédiée à Sainte-Petka. Selon la tradition, il aurait été fondé par la veuve de Stefan Stiljanovc, Elena. Le monastère est d’abord mentionné dans les documents turcs de 1566-1567. L’église a toujours été conservée en l’état sauf pour le clocher en bois, qui a été remplacé au milieu du 18e siècle. Les peintures, dont une bonne partie a été préservée, ont été achevées en 1588. Au 18ème siècle, l’église a été rénovée à plusieurs reprises, et en 1735, elle a obtenu une nouvelle iconostase avec une grande croix sculptée. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le monastère a été déserté et les icônes ont été emportées et perdues à jamais. L’iconostase a été détruit et la croix déplacée au Musée de Srem, à Sremska Mitrovica. Le monastère a été partiellement rénové.

 

RAKOVAC

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L’église du monastère est dédiée à Saint-Côme et à Saint-Damian. Selon une légende écrite en 1704, Rakovac  est l’héritage de Raka, un courtisan du despote Jovan Branković. La légende affirme que Raka a été érigée en 1498. Le monastère a obtenu son nom d’après lui. Le monastère a été mentionné pour la première fois en 1546. L’ajout d’une tour-clocher baroque à la façade de l’église en 1735, a entraîné certains changements dans la forme de l’église et du monastère tout entier. Les quartiers des moines ont acquis leur aspect final en 1771. L’église devait être peinte au début du 16ème siècle. Les seules fresques conservées se trouvent sous la coupole. Les icônes de l’iconostase ont été effectuées par Basil Ostojic en 1763. La chapelle à nef unique, dans le cimetière du monastère est dédiée à la Mère de Dieu, construit en 1751, tandis que les maisons de l’iconostase ont été peintes par Janko Halkozovic Ostojic en 1755. Le monastère a été gravement endommagé lors de la Seconde Guerre mondiale et beaucoup d’objets de valeur culturelle, historique et artistique ont été irrémédiablement perdus. L’église a été reconstruite. 

STARO HOPOVO

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L’église du monastère est dédiée à Saint-Pantelemon. Selon la tradition, le monastère a été fondé par l’évêque Maksim. Les données fiables sur le monastère datent de 1545-1546. Il n’y a pas de mentions sur le monastère de Stari Hopovo aux 17ème et 18ème siècles. A la place de cette église, qui a été détruite dans un tremblement de terre, une autre, dédiée à Saint-Pantelemon, a été construite en 1752. Dans la nouvelle église, les icônes du Trône, de style baroque, ont été peintes par Janko Halkozovic. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’église a été endommagée et l’iconostase a été démantelée. L’église elle-même subi des dommages lors de la Seconde guerre mondiale avant d’être restaurée. 

SISATOVAC

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L’église du monastère est dédiée à la Nativité de la Mère de Dieu. La fondation du monastère est attribuée aux moines qui avaient dû quitter le monastère serbe de Zica. Ils ont érigé sur son site une nouvelle église, qui a été dédiée à la Vierge, et nommé Sisatovac. En 1543, les reliques de saint Stefan Stiljanovc ont été apportées du monastère du Siklos. La vieille église à deux coupoles, qui avait été construite par des peintres de la côte Adriatique a été détruite en 1778. Une nouvelle, plus grande, financée par l’évêque Vikentije JovanovicPopovic a été construite. Les quartiers des moines ont acquis leur aspect définitif au 19ème siècle. La chapelle du cimetière a été consacrée à Saint Paul. L’iconostase et les peintures murales de la nouvelle église ont été faites en 1795. Le monastère a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. La reconstruction du monastère est en cours. 

BAVANISTE

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L’église du monastère est dédiée à la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu. Le monastère fut fondé au 15ème siècle. Le fondateur est inconnu. Le monastère a été endommagé et abandonné lors des attaques ottomanes.
Le monastère a été reconstruit en 1856. Depuis 1997, le monastère a été habité à nouveau et reconstruit, tandis que son iconostase a été rénovée. Au monastère jaillit une source d’eau qui est très saine.
 

SVETE MELANIJE

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Le Saint Monastère Melanie est un monastère orthodoxe serbe situé dans la région de Banat, dans le nord de la province serbe de Voïvodine. Le monastère est situé dans la ville de Zrenjanin. Il a été fondé en 1935 par l’évêque George Letić. 

 

FENEK

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Ce monastère se trouve à proximité du monastèrevillage de Jakovo. Il a été fondé par les membres de la famille serbe Brankovic, sans doute au XVe siècle. L’église actuelle a été construite en 1797 dans le style baroque et dédiée à Saint Petka. L’Iconostase a été faite par Aksentije Markovic et par le peintre Petar Radosavljevic. Les peintures murales ont été peintes par Dimitri Petrovic. Le monastère de Fenek joua un rôle important lors des révoltes serbes du 19e siècle. Le monastère subit de grandes destructions lors des deux guerres mondiales mais il a été reconstruit récemment.

KALENIC

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A cinquante-cinq kilomètres de Krusevac vers Trstenik, l’une des plus belles églises et l’une des mieux conservées est certainement Kalenic. Ce monastère est décoré de peintures de style byzantin. Le monastère a été construit en 1415 par Bogdan, un des courtisans du despote Stefan Lazarevic. Abandonné au XVIIe siècle, le monastère a été restauré par le prince Milos Obrenovic en 1823.
L’église a été décorée par des sculptures et des arcs. Ils ont été fait dans un léger relief, comme si il s’agissait d’une sculpture en bois. L’alternance de brique et de pierre, une autre tradition byzantine, contribue à la décoration de ce lieu saint. Des scènes décorent les fenêtres: la chasse à la cour, la lutte de Samson contre l’immortalité. On remarque d’ailleurs que les peintures sont assez bien conservées. Sur le mur, dans le narthex de l’Ouest, on voit le fondateur Bogdan, sa femme Milica et le despote Stefan Lazarevic. Dans le chœur de la nef, il y a une représentation des archanges Gabriel et Michael. Dans l’abside Est dans la zone supérieure on a représenté le cycle des miracles du Chri.
 

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